En vidéo, notre voyage en Grèce, à Nafplion et dans les îles de Sérifos, Milos et Aegina
En vidéo, notre voyage en Grèce, à Nafplion et dans les îles de Sérifos, Milos et Aegina
Vous pouvez nous retrouver sur notre site:
A bientôt, l'équipe de Tropicaplante
Famille:
Lauracaea
Taille à la
livraison:
~15cm plant en godet
Multiplication:
semis
Origine:
La Réunion (commerce)
Descriptif:
Le cannelier est un très bel arbre, les nouvelles feuilles, dépourvues de chlorophylle apparaissent rose et sont du plus bel effet. C'est un arbre qui supporte extrêmement bien la taille. On trouve plusieurs sortes de cannelles. La principale commercialisée étant C.verum (syn C.zeylanicum), la cannelle de l'île de Ceylan (Sri Lanka). Le parfum est doux et sucré, c'est pourquoi on l'utilise principalement pour la pâtisserie. C.cassia (syn C.aromaticum), est originaire de Chine, son parfum plus poivré fait qu'on l'utilise d'avantage dans la confection de plats (p.ex le Phô vietnamien). Enfin il existe d'autres espèces, cantonnées à une utilisation locale, comme C.burmanii, la cannelle de Birmanie. Dans le genre Cinnamomum on trouve encore une autre espèce particulièrement aromatique: le camphrier C.camphora, qui provient aussi d'Asie.
Culture:
Exposition: lumineux (éviter le soleil directe en période estivale)
Arrosage: fréquent en été, la motte ne doit jamais sécher. Réduire légèrement les arrosages durant l'hiver, lorsque la plante est rentrée dans une phase végétative. Éviter de laisser de l'eau stagner dans la soucoupe durant plus d'une journée. La cannelle apprécie une humidité ambiante importante.
Engrais: utiliser osmocote® ou engrais à rhododendrons (la rognure de corne est à proscrire pour cette espèce)
Température: maintenir aux alentours de 18°-25°C durant l'hiver. Possibilité de sortir la plante durant la belle saison, penser à l'acclimater pour éviter tout risque de brûlure.
Substrat: affectionne les sols acides et drainés. 1 part de terreau horticole+ 1 part de seramis®+ 2 parts de tourbe+ 1 part de sable grossier de quartz de rivière pour augmenter le drainage, si nécessaire.
Bien que géographiquement isolée, Madagascar n'en est pas moins l'un des endroits les plus cosmopolites qui soient sur terre. En effet, l'île est un véritable carrefour ou les cultures occidentales, africaines, asiatiques et arabes se rencontrent. On y trouve ainsi des peuples d'origines diverses, indonésiens, africains, arabes, chinois, indo-pakistanais, comoriens, grecs, français,.. L'île qui pendant longtemps a été une halte indispensable sur la longue route des Indes a naturellement attiré les voyageurs de tous horizons.
Madagascar qui prospérait auparavent grâce au commerce des épices, l'île étant la première exportatrice de girofle et de vanille, a depuis rejoint les pays les plus pauvres de la planète. Secouée régulièrement par des coups d'état, l'île ne cesse de s'enfoncer dans la pauvreté, le tout sur fond de corruption. En témoignent, l'état des routes déplorables et le système de santé médiocre.
La population de l'île ne cessant de croître, quand bien même le taux de fécondité a baissé de près de 35% en un demi siècle (7,3 enfants par femme dans les années 60 à 4,5 actuellement), la pression démographique a eu raison des forêts malgaches, à force de prélever du bois pour le transformer en charbon dans le but de cuisiner ou encore par la culture traditionnelle sur brûlis. Heureusement, il reste encore quelques coins de nature qui ont su être préservés, tel le parc naturel de l'Ankarana.
Ci-dessous,paysage de pâturages qui étaient autrefois boisés. On devine d'ailleurs quelques traces résiduelles de végétation dans les vallons. A droite, on peut observer les lavakas. Des pans entiers de terrain s'affaissent sous l'action de l'errosion et vont finir leur parcours dans l'océan. Ainsi, tous les sédiments s'en vont et les terres s'appauvrissent avec le temps.
Le parc naturel de l'Ankarana qui s'étend sur plus de 18000 hectares, offre un des paysages les plus époustouflants de Madagascar: les Tsingy.
Ces formations calcaires d'origine océanique sont remontées à la surface par le biais de mouvements liés à la tectonique des plaques. Enfin, l'érosion a terminé le tableau en révélant au grand jour ces roches!
L'Ankarana est un véritable temple dédié à la biodiversité. De par sa configuration géologique, le parc national alterne une zone désertique découlant de la présence des tsingy et une zone périphérique tropicale humide. On y rencontre ainsi des espèces aussi nombreuses que variées et c'est ainsi qu'en quelques pas, on passe d'une végétation xerophile à celle des sous bois humides équatoriaux. Caudex, orchidées, fougères épiphytes, ... sans parler du règne animal qui se présente sous toutes ses formes: lémuriens, caméléons, serpents, rapaces, chauves-souris, batraciens,...
Ci-dessous, lépidoptères roses vivants en grappe (Phromnia rosea)
Orchidée lithophyte au feuillage vert bouteille et aux fleurs roses
Platycerium quadrichotomum en épiphyte sur une branche d'arbre
Femelle et mâle de Furcifer pardalis
Caméléon avec appendice nasal venant d'être identifié
Plante pachycaule xerophyte
On recense deux espèces de vanilles endémiques à Madagascar dans l'Ankarana.
V.madagascariensis
V.humblotii
Plante pachycaule terrestre grimpante. Euphorbe lithophyte
Une des nombreuses espèces de serpents du parc
Nid d'hyménoptères
Delonix tomentosa
Dans les grottes de l'Ankarana grouillent quantité d'invertébrés se nourrissant des cadavres et déjections de chauve-souris. Certains de ces Chiroptères sont assignés à leur grotte et n'en sortent jamais durant la totalité de leur existence, se nourrissant principalement des araignées qui y pullulent.
Grotte aux chauves-souris
Une des 14 espèces de chauve-souris présentes dans l'Ankarana
Arachnide (~15-20cm de diamètre)
Vidéos du voyage:
Parmis les dernières terres avant le Pacifique, les Moluques bien qu'isolées géographiquement sont reliées aux grandes îles indonésiennes par les airs et par mer.
Les Moluques qui tiraient leur richesse du commerce des épices (sous dominations portuguaise, puis néerlandaise), vivent aujourd'hui au ralenti, avec quelques malheureux incidents d'une rare violence inter-religieux intervenant sporadiquement entre musulmans majoritaires et chrétiens.
A quelques encablures de la bruyante Ternate, sa petite soeur ennemie depuis des siècles Tidore appelle au calme, à la découverte de sa flore, de sa géologie volcanique et de ses fonds, qui bien que passablement détruits par la pêche à la dynamite, permettent d'apprécier ce que devait être l'endroit avant ce désastre écologique. Autre point malheureux, la mangrove qui entourait l'îlot a été rasée pour faire place à une route périphérique, les quelques arbres finissent d'être abattus pour y bâtir des terrasses de cafés!
Une population d'une gentillesse hors du commun, curieuse et chaleureuse.
Les plantations traditionnelles d'épices de l'île se trouvent sur les hauteurs. On y recense au moins 4 espèces de muscades différentes, de la cannelle, de la girofle, du poivre, des piments et de la vanille, en quantité expérimentale pour cette dernière. La vanille est néanmoins cultivée à grande échelle à vol d'oiseau de là, en Papouasie.
Différentes espèces de muscades (Myristica sp)
Fleur de muscadier
Feuillage du muscadier
Un village producteur d'épices, avec au fond le volcan Tidore
Plantations, avec cocotiers
muscadiers et girofliers en arrière-fond
Feuillage d'un giroflier
boutons de girofle au premier plan à gauche,
au fond: fruits de girofliers et à droite muscades
A gauche poivre long et à droite poivre noir
Vanille en culture expérimentale
De part leur isolement, les Moluques affichent un taux d'endémisme élevé. On y trouve une grande variété de plantes. Dans les épiphytes, les orchidées évidemment, mais aussi fougères et plantes myrmceophiles. Les melastomataceae sont aussi présentes ainsi que les fougères arborescentes. Comme partout, la forêt primaire recule pour laisser place aux cultures et aux phénomènes d'érosion qui l'accompagnent, bien que ces effets ne soient encore pour l'instant que peu perceptibles. On peut tout de même observer quelques glissements de terrain liés au tracer de petites routes de campagne, qui ont eu pour conséquence de tailler à vif certains reliefs et créer des verticales trop abruptes pour que la végétation puisse reprendre ses droits.
Coupe effectuée sur la forêt primaire,afin d'augmenter les terres cultivées à gauche, en lisière de forêt
A droite, abattage sauvage de la végétation en forêt, afin d'y prélever du bois de construction
Orchidée terrestre
Lycopodium

Hydnophytum
L'intérieur creusé naturellement de galeries abrite des fourmis (très agressives) vivant en symbiose avec la plante épiphyte
Fougères arborescentes. Le fanjan est notamment utilisé comme pot à orchidées
Fougère épiphyte. En poussant de façon à encercler le tronc de l'arbre hôte, celle-ci utilise ses grandes frondes dans le but de créer un entonnoir afin de récupérer les feuilles de l'arbre qui viendraient à tomber. Bien que la végétation soit luxuriante, il faut toujours garder à l'esprit que le sol des forêts tropicales est extrêmement pauvre, car tout déchet végétaux est immédiatement recyclé comme source de nutriments pour la croissance des végétaux. Il n'y a pratiquement pas,contrairement aux forêts tempérées de formation d'humus
Orchidée terrestre.
N.B:La bouteille en arrière plan était la notre et est repartie avec nous!!
Fougères épiphytes
Orchidée terrestre noire. Cette orchidée poussant à même le sol, ne reçoit que très peu de lumière (largement captée par la canopée des arbres), sa stratégie pour survivre a été de capter d'autres longueurs d'ondes, moins énergétiques certes, mais suffisante pour sa croissance, d'où sa couleur atypique.
La forêt laisse place sur les 100 derniers mètres du cône du volcan à une sorte de prairie sèche, exposée à un soleil de plomb.
Le cône du volcan par des phénomènes d'érosion s'est affaissé sur un de ses côtés.
Le volcan est éteint et la végétation a colonisé le cratère
Au loin l'île voisine de Ternate et entre les deux îles un îlot.
Les habitants de Tidore ne se cantonnent pas à cultiver exclusivement des épices, ils ont aussi dans leur jardins diverses espèces fruitières.
Ci-dessous le fruit du jacquier (Artocarpus heterophylus), le jacque est une polydrupe pouvant peser jusqu'à 25kg
Arbuste cauliflore aux propriétés réputées médicinales
Floraison d'un carambolier (Averrhoa carambola)
Fleurs du bilimbi (Averrhoa bilimbi) cousin du carambolier. On consomme les fruits astringeants en pickels
Fleurs de pomme rose (Syzygium malaccense)
Infloraiscence du jambos (Syzygium jambos), cousin proche de la pomme rose et du giroflier. Les fruits fades sont raffraichissants
Fruit du jambos
Mangoustan en cours de maturation (Garcinia mangostana), le fruit à la chaire blanche et savoureuse est certainement l'un des plus apprécié par les palais tant occidentaux qu'orientaux
Le ramboutan (Nephelium lappaceum) qui signifie litéralement cheveu (rambut) en malais est de la même famille que le litchi, sa chaire savoureuse et sucrée adhère quelque peu au noyeau.
Inflorescence de ramboutan
Avocats (Persea americana)
à suivre...